L'histoire de Tetris

Alexey Pajitnov

L'incroyable histoire du créateur de Tetris

Daniel Ichbiah
   Pix'n'Love - 2016

histoire de Tetris - biographie de Alexey Pajitnov

 Une exclusivité mondiale 

Alexey Pajitnov - Daniel Ichbiah

A ce jour, aucun auteur n'avait raconté l'histoire de Tetris dans son intégralité.

La Saga des Jeux Vidéo A la demande de Pix'n'Love, j'ai directement contacté Alexey Pajitnov, avec lequel j'avais sympathisé il y a déjà 20 ans, suite à une longue interview pour La Saga des Jeux Vidéo.

Daniel Ichbiah et les gens de Pix'n'love avec Alexey Pajitnov

A Paris en juin 2014, Pajitnov a passé deux journées à évoquer dans le détail l'épopée qu'il avait vécu.

Par la suite, l'autre acteur majeur de l'histoire de Tetris, Henk Rogers, s'est livré à son tour à une longue interview depuis son ranch à Hawaii, apportant d'autres éclairages essentiels à cette histoire.

L'un des jeux les plus célèbres au monde

Tetris. Au départ, ce petit jeu paraît insidieusement élémentaire...

Tetris en gif animé

En réalité, Tétris fait partie de ces jeux qualifiés de "addictifs" : une fois que l'on commence, impossible de décrocher !

Combien d'heures sommes-nous demeurés l'œil rivé sur l'écran, à assembler les pièces d'un puzzle qui se régénère en permanence ?

Le pire, c'est que les années n'y font rien.

En 2010, les ventes de Tetris se situaient à 70 millions d'unités.

Tetris - Ubisoft En 2009, Game Informer a placé Tetris en 3ème position des 200 jeux les plus importants de tous les temps

Tetris a été le premier jeu vidéo auquel on a joué dans l'espace : en juillet 1993, le cosmonaute Aleksandr Serebrov avait embarqué sa Game Boy à bord de la fusée Soyouz TM-17.

Alors que son mari était président, Hillary Clinton a été photographiée dans le Air Force One en train de jouer à Tetris.

Steve Wozniak, le co-fondateur d'Apple a longtemps figuré parmi les meilleurs joueurs mondiaux à Tetris.

Une histoire incroyable...

L'histoire de Tetris ? On pourrait en faire un film !

C'est une épopée pleine de rebondissements et de coup de théâtres. Parfois, on peine à croire qu'elle s'est réellement passée.

Alexey Pajitnov

Qui aurait pu croire qu'un jeu né en 1985 dans un laboratoire de sciences de Moscou, alors que la Russie était encore fermée au monde occidental, allait faire le tour du monde, et devenir l'un des plus gros succès de l'Histoire du jeu vidéo ?

Tout a commencé à Moscou dans un institut scientifique. Le débonnaire Alexey Pajitnov s'ennuie quelque peu à son travail. Alors, il lui arrive de créer des jeux. Il a notamment réalisé, sur un vieil ordinateur russe, Tetris.

Très vite, sa création lui échappe. Partout où se trouve un ordinateur à Moscou, on joue à Tetris.

Alors, le jeu traverse les frontières… Depuis la Hongrie, il gagne l'Angleterre et de là part à l'assaut des USA. Tetris sur Game Boy

Et puis le japonais Nintendo manoeuvre afin d'en récupérer les droits pour sa Game Boy.

S'ensuivent alors des tractations et manœuvres dignes d'un thriller financier.

Mais pendant que la Russie découvre les charmes de l'économie capitaliste, pendant que les dollars s'échangent par millions à l'échelle mondiale, Pajitnov ne touche pas le moindre kopeck pour sa création. Henk Rogers

Et puis, l'un des protagonistes de l'Histoire, Henk Rogers va œuvrer afin que le destin bascule à nouveau…

Un livre qui s'adresse à tous les publics

Daniel et Alexey

A qui s'adresse ce livre ? A tous les publics.

Cette histoire mêle intrigues, retournements de situations, tractations à très grande échelle. Elle fait aussi bien intervenir des géants du jeu vidéo que Robert Maxwell, magnat de la presse australien ou le président Gorbatchev lui-même !

A travers l'épopée de Tetris, nous voyons la société russe évoluer du communisme pur et dur à une forme de démocratie, suite à la réforme menée par le président Gorbatchev à partir de 1985, la fameuse perestroika.

Comme le reconnaît l'un des acteurs de cette épopée, 'nous avons eu de la chance que tout cela se produise au moment de la perestroika'.

Autant le dire, ce livre s'adresse donc à tous les publics, des amateurs de jeu vidéo aux fans de thrillers historiques.

Les médias parlent du livre sur Tetris

Quelques interviews obtenues pour le livre


RMC - 01 Net TV - Interview par François Sorel dans l'émission 'De quoi j'me mail'

Interview sur l'histoire de Tetris par Paul-Emile Graf
Tetris Clubic


L'introduction du livre

Avant-propos

UNE HISTOIRE A DORMIR DEBOUT

Connaissez-vous une seule personne, rien qu'une seule, qui pourrait prétendre qu'elle n'est pas devenue dingue de Tetris après l'avoir essayé ? Qu'elle n'y a pas passé des heures et des heures de son existence ? Telle a été, telle est et telle sera toujours l'incompréhensible magie de ce jeu qui a vu le jour dans le froid glacial et les tempêtes de neige de la capitale de l'empire soviétique… Pourtant, l'histoire qui se trouve dans ces pages est pour le moins déroutante. Avouons-le, s'il s'agissait d'un scénario, sur le papier, ça ne tiendrait pas la route…

À Hollywood, on vous éconduirait poliment, en faisant l'éloge de votre imagination, mais aussi en conseillant, un sourire en coin, d'y aller mollo sur les excitants.

Le synopsis se déroulerait ainsi :

 

"En 1984, dans la Russie communiste isolée du monde extérieur, alors que le KGB s'acharne à mettre au pas les récalcitrants et que la crainte d'être dénoncé par son voisin fait partie du quotidien, un sympathique mathématicien de l'Académie des Sciences pond un jeu sur un ordinateur vétuste.

Ce jeu a un étrange pouvoir : il rend ''accro'' tous ceux qui s'y adonnent. Il est impossible d'y résister. À tel point qu'il en vient à traverser les frontières. De passage en Hongrie, un agent commercial rusé tombe sur ce jeu et en décroche les droits, sur la simple foi d'un fax échangé vite fait bien fait avec l'Académie russe. Il le revend à la filiale d'un magnat international de la presse australien. Publié aux USA, ce jeu vidéo, Tetris, devient n°1 des ventes.

Un géant japonais de la console s'immisce dans la bataille et dérobe l'affaire au nez et à la barbe de l'éditeur américain, au risque d'affoler le magnat de la presse australien qui vient s'en plaindre auprès du président russe. Le jeu devient un succès sans précédent au Japon puis dans le monde entier. À travers l'évolution du film, nous voyons la Russie découvrir la liberté de parole et l'économie de marché sous Gorbatchev.

Celui qui a programmé le jeu depuis son petit bureau de Moscou ne touche pas un maigre kopeck de sa création. À la fin du film, alors qu'il a émigré aux USA, nous le voyons enfin recouvrer ses droits."

 

Tel serait ce synopsis pour le moins aventureux et qui a première vue, ouvrirait le flanc à bien des critiques. Un jeu vidéo russe qui devient n°1 aux USA à l'époque où le président des USA, Ronald Reagan avait désigné l'Union Soviétique comme l'Empire du Mal ? Ce n'est pas un peu tiré par les cheveux cette affaire ? Un contrat établi sur un simple échange de fax, personne ne voudrait y croire, ça ne fait vraiment pas sérieux. Quant à l'intervention du magnat international de la presse, ça vient comme un cheveu sur la soupe. Enfin, l'émigration aux USA, ça fait un peu téléphoné. Pourquoi pas le Programme de Protection des Témoins pendant qu'on y est ?

Cette histoire s'est pourtant bien passée… Et comme nous le découvrirons dans les pages qui viennent, elle est bien plus ahurissante dans ses détails que ce simple synopsis. Toutefois, pour en prendre pleinement la mesure, il importe de se plonger dans le contexte où elle s'est déroulée. Il importe de prendre en compte l'influence du communisme dictatorial à la russe sur les populations au moment où est né Pajitnov, et aussi l'image que nous-mêmes occidentaux pouvions entretenir de ce régime. Autant de paramètres qui ont fortement pesé sur certains événements de cette épopée pour le moins rocambolesque. S'il fallait la transposer aujourd'hui, il faudrait imaginer que le successeur d'un produit aussi populaire que l'iPhone puisse demain émerger de la terre des Inuits.

Faute d'une telle immersion dans une civilisation fortement dissemblable à celle où nous baignons, cette épopée pourrait parfois sembler surréaliste. Faisons la part des choses. La plupart d'entre nous vivons nos existences d'une manière plus ou moins tracée. L'école, les études, un premier emploi, une compagne ou un compagnon que l'on partage pour un bout de route, les enfants qu'il faut mener à la garderie, les repas plus ou moins subis avec la belle-famille… Il est assez rare que des événements extérieurs de grande envergure viennent impacter ce parcours.

Il n'en est pas de même pour certaines populations. Par le passé, bien des jeunes dont le l'itinéraire semblait rectiligne ont dû s'en écarter pour cause d'événements à grande échelle qui ont impacté leur parcours, bon gré mal gré. On peut imaginer le désarroi du jeune américain qui dans les années 1960, voyait peser la menace d'avoir à partir au Vietnam, et soudain affronter des conditions de vie épiques, qu'a fort bien dépeintes le film Voyage au bout de l'Enfer de Michael Cimino. Parfois aussi, c'est l'environnement familial ou le régime politique qui a pu faire peser une gangue sur la destinée, prohibant la concrétisation d'une idylle ou d'une vocation. Ainsi, en 1648, le tsar Alexis 1er avait promulgué un édit interdisant la détention et le jeu de tout instrument de musique ! Inutile de le préciser : la vie des troubadours et bardes fut alors très fortement bouleversée.

Pajitnov à 15 ans

Pajitnov est donc né à une époque où le communisme imposait son étreinte sur la population, avec une presse muselée, l'absence de liberté d'opinion. Un service d'espionnage, le KGB, menait des enquêtes sur le bon comportement des citoyens. S'autoriser un pas de côté pouvait aboutir au mieux à la mise au rancart des frondeurs, qui se voyaient écartés des postes publics, et au pire à l'incarcération des plus subversifs. Durant ses études, Pajitnov s'est autorisé quelques lectures underground et l'écoute de chanteurs en marge, mais cela n'a pas été plus loin. Comme bien d'autres, il avait opté pour une existence tranquille à développer des programmes. Toutefois, il paraît difficile de ne pas développer certaines habitudes de pensée au sein d'un tel carcan. Ajoutons à cela un environnement économique particulièrement difficile au jour le jour, pour la population. Dixit Alexey Pajitnov :

"Pour prendre un exemple, nous n'avions pas de publicités dans les rues. Ce que l'on voyait dans les vitrines, c'est ce qui se vendait dans les boutiques. Il y avait marqué Viande. Et à l'intérieur, on trouvait quelques morceaux de viande… Donc les rues de Moscou étaient fort ennuyeuses. Il n'y avait que des choses très basiques."

Moscou

Non pas que la ville ne soit pas belle en soi. Elle était et demeure à bien des niveaux, sublime :

" Moscou est une ville très éclectique avec énormément de styles architecturaux et de mouvements culturels, " reconnaît le même Pajitnov. " Lorsque mes amis venaient à Moscou, ils admiraient les références historiques, les monuments, les constructions de l'époque des tsars… "

Pourtant, si les touristes allaient d'émerveillement en émerveillement, il n'en était pas de même pour les simples moscovites :

"En tant que citoyen, c'était une tout autre histoire. D'habitude, dans une ville, tout est indiqué. Chez nous, il n'y avait rien de tout cela. Pour vivre à Moscou, pour y survivre, il fallait tout savoir. Il n'y avait pas d'indications disant : Où aller ? Qu'est-ce que cela ? Il y avait le nom de la rue et c'est tout…"

L'absence de circuits de distribution des denrées les plus basiques et les dépenses militaires exorbitantes avaient pour conséquence une économie défaillante, et à partir de là, une pénurie des biens les plus élémentaires. L'idée de fonder une entreprise privée, de commercialiser des biens pour son propre profit suffisait à susciter la suspicion car trahissant une aspiration maladive à la liberté. Par défaut, tout appartenait à l'état soviétique, seul ou presque habilité à pratiquer la vente de créations effectuées dans les murs de ses bâtiments officiels auprès d'une puissance étrangère. Tetris n'allait pas échapper à la mainmise des bureaucrates chargés de surveiller l'état des exportations…

avec son ami Andrew

Alexey Pajitnov confie volontiers un autre exemple du contexte social dans lequel il a ainsi évolué :

"Dans ma jeunesse, la ville de Moscou comptait 6 ou 7 millions d'habitants. Pourtant, pour toute cette population, il y avait tout au plus une quinzaine de restaurants. Jusqu'à l'âge de 25 ans, j'ai dû aller au restaurant quatre ou cinq fois, pas plus. Et c'était étrange de se rendre dans ce type d'endroit. Vous dépensiez une somme ridiculement importante pour ne presque rien déguster. Donc, cela ne nous venait pas spontanément à l'esprit d'aller dans un restaurant."

En dépit des difficultés quotidiennes, les Russes se comportaient comme un peuple fier, cultivé, souvent doté de fortes valeurs humaines, volontiers solidaire et fraternel, aspirant à une élévation spirituelle qu'on cherchait à lui dénier.

C'est dans cette Russie en pleine guerre froide, fermée au monde extérieur, à l'abri de ce qu'on appelait alors " le Rideau de Fer ", que Pajitnov a vu le jour. Son histoire est donc liée à cet environnement que nous pouvons peiner à imaginer.

Moscou Le théâtre était la ville de Moscou, une cité où les distractions étaient si restreintes qu'une vaste partie de la population se tournait, sinon vers les vapeurs de l'alcool, vers l'évasion que pouvait autoriser une simple partie d'échecs en compagnie d'un compétiteur éphémère, sur un banc de la ville. Ou un puzzle à défier. Un record à battre au Rubik's Cube. Bon an, mal an, la passion du jeu s'était ainsi ancrée dans la culture, propice à donner un peu d'évasion à une population muselée.

Le logo de Tetris

Tetris était prédestiné à surgir dans cette ville. Et son histoire, dans une certaine mesure, allait être impactée par l'avènement, dès 1985, de la glasnost (liberté d'expression) et de la perestroïka (restructuration économique), une ouverture du bloc communiste au monde extérieur prôné par un homme auquel l'Histoire n'a pas rendu suffisamment justice tant il a œuvré en faveur de la paix et du rétablissement progressif des libertés : Mikhaïl Gorbatchev.

Voici quel est le parcours parfois surréaliste d'un programmeur du nom d'Alexey Pajitnov, sorte de pâte d'amande humaine et de sa création Tetris, le jeu le plus universel qui ait jamais vu le jour…

3 éditions pour le livre

Pajitnov, Ichbiah, Marc Pétronille et son frère Luc de Pix'n'love

De gauche à droite : Marc Pétronille (Pix'n'Love), Daniel Ichbiah, Alexey Pajitnov, Luc Pétronille (Pix'n'Love)

Edition 'normale'

Tetris est disponible en édition 'normale' soit le livre lui-même avec de nombreuses illustrations.

 

Tetris - le livre

Editions Collector

Le livre est également disponible sous forme de coffret avec une édition complémentaire présentant divers faits étonnants sur Tetris.

Il y a enfin une Edition Collector (500 exemplaires) avec 500 cartes spécialement dédicacées par Alexey Pajitnov.

coffret

Alexey Pajitnov en train de dédicacer les cartes Tetris
Alexey Pajitnov en train de dédicacer les cartes Tetris


Liens d'achat

Le livre va sortir fin mai mais vous pouvez d'ores et déjà le pré-commander

 

Sur le site de Pix'n'Love

Edition Collector - Pix'n'love

Le site Web de Pix'n'Love

 

Sur Amazon

Pour info : Amazon affiche une ancienne couverture pas aussi belle que l'actuelle. Il faut le temps qu'ils mettent cela à jour :)

Amazon logo

Sur Fnac.com

Fnac




Daniel Ichbiah site Web


Site Web de l'écrivain Daniel Ichbiah  

Daniel Ichbiah a été deux fois n°1 du Classement Général des livres.
Avec : et n°3 avec Michael Jackson, Black or White ?