Les meilleures citations de Charles de Gaulle, Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy

citations de Charles de Gaulle, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy Les enfants de présidents de la République
Extraits des livres
500 anecdotes historiques
pour enfin retenir l'histoire
Editions Scrineo - 2012

Fils de P...
L'Opportun - 2014

Daniel Ichbiah

 

Charles de Gaulle (1890 - 1970)

juin 1940

L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis.

Tel est le message que Charles de Gaulle émet depuis la BBC afin d'exprimer son refus de la soumission acceptée par Pétain et l'appel à l'établissement d'une résistance. Il a été dit qu'il aurait prononcé ces mots :

" La France perdu une bataille, elle n'a pas perdu la guerre "

mais ceux-ci ne font pas partie de l'appel du 18 juin.

C'est le ministre de l'information britannique Duff Cooper qui a dit le 28 mai 1940 :

" Even if the Allies lost this battle, we should not have lost the war "

(Même si les Alliés ont perdu cette battaille, nous n'avons pas perdu la guerre).

mai 1958

Pourquoi voulez-vous qu'à 67 ans, je commence une carrière de dictateur !

Une crise gouvernementale a éclaté en avril 1958, au sujet de l'Algérie alors colonie française. Sollicité pour résoudre la situation, de Gaulle déclare qu'il est prêt à assumer les pouvoirs de la République.

Le 19 mai, il s'exprime sur le sujet lors d'une conférence de presse donnée au Palais d'Orsay. À la question insidieuse d'un journaliste sur ses visées, il rappelle qu'il n'a jamais attenté aux libertés fondamentales et ajoute cette fameuse phrase.

mars 1964

La mano en la mano


Le 16 mars 1964, le général de Gaulle est en voyage officiel au Mexique. Du haut du balcon du palais présidentiel, face à une foule immense, il prononce une formule d'amitié entre les peuples français et mexicain : " Marchemos la mano en la mano " (Nous marchons la main dans la main). L'expression est demeurée célèbre.

vers 1967

Des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche...

Président de la France de 1958 à 1969, De Gaulle a prononcé cette phrase lors d'une visite au CNRS à une époque où l'on déplorait le manque d'inventivité des chercheurs.

octobre 1967

Il n'exécute pas ma politique, il traficote tout le temps, il arrange les choses. Or, il n'est pas là pour arranger les choses.

Le 13 octobre 1967, le Président de la République d'alors s'entretient avec son conseiller Jacques Foccart et lui fait part de sa volonté de " démissionner " son Premier Ministre George Pompidou. Foccart va tenter de prendre la défense de ce dernier. Pompidou va demeurer à sa place jusqu'au 10 juillet 1968.

mai 1968

La réforme oui, la chienlit non

Le 19 mai 1968, la France est sujette depuis le début du mois aux manifestations étudiantes qui se caractérisent par des barricades au Quartier Latin et de violents affrontements avec les CRS. Depuis six jours, les partis d'opposition et syndicats ont rejoint le mouvement et de nombreuses usines sont occupées. Le 18 mai, le Général de Gaulle est rentré d'urgence d'un voyage officiel en Roumanie afin d'évaluer la situation. Il prononce ces mots en privé. Ils sont alors relayés à la presse par le Ministère de l'Intérieur et donnent la tonalité des intentions du chef de l'Etat.

avril 1969

Nous n'avons pas su apprendre à la bourgeoisie le sens national

Le 27 avril 1969, la France vote " Non " au référendum souhaité par le Général de Gaulle sur la réforme des régions et la transformation du Sénat. En apprenant cette nouvelle qu'il reçoit comme un désaveu personnel, de Gaulle se prépare à quitter ses fonctions. Au téléphone avec son Ministre des Affaires Etrangères Michel Debré, il constate qu'ils ont réussi à battre les Allemands, à écraser Vichy, à empêcher les Communistes de prendre le pouvoir et l'OAS de détruire la République. Toutefois, déplore-t-il, ils ont échoué au niveau de la bourgeoisie et du sens de l'intérêt national.

De Gaulle - extrait du livre 'Fils de P...'

Lorsque Charles de Gaulle s’éteint, son fils Philippe se penche sur le corps du général qui a été étendu sur une couche. Durant ce moment de recueillement, il manifeste un sentiment mêlé d’amour filial, de respect mais aussi quelques restes d’une forme de crainte.

En ce jour de grand départ, c’est la première fois que Philippe voit son père sans cravate. Il s’enhardit à effectuer ce qu’il n’a jamais osé du vivant de son paternel : il palpe l’arrière du crâne afin de vérifier si Charles avait la même bosse que lui à l’arrière. Il constate alors qu’ils ont effectivement une même partie plate au-dessus du cou.

Une trentaine d’années plus tard, alors que Thierry Ardisson recevra l’amiral Philippe de Gaulle pour fêter la parution du deuxième volume de De Gaulle mon père, le présentateur n’arrivera pas à le croire :

- Jamais, de votre vie, vous n’aviez touché la tête de votre père ?
- Non, jamais de ma vie, sauf mort, quand il était étendu sur la couche où on l’avait mis. Je l’ai donc touché et constaté que nous avions le même méplat [une partie du corps relativement plate] au même endroit.

Tel était le général. Intègre, mais aussi rigide quant à certains principes, d’une intransigeance souvent louable mais aussi d’une grande pudeur, avec une tendance à dresser une muraille de réserve autour de sa personne que d’aucuns ont pu interpréter comme de l’indifférence.

S’il est issu, comme son père, de la filière militaire, Philippe de Gaulle apparaît plus primesautier, plus détaché. Il est vrai qu’il n’a pas eu à assumer les mêmes responsabilités. Il se peut aussi qu’au fil des années, le regard sur l’existence soit devenu plus léger.

Il existe toutefois un sujet sur lequel Philippe de Gaulle ne plaisante aucunement : Papa était le meilleur, il était exempt de tout reproche. Idéalisé, cristallisé, ‘panthéonisé’.

Certes, l’Histoire a joué son rôle, sacralisant le grand homme droit comme un i. Déjà, le 7 novembre 1980, Jacques Chancel s’était entretenu avec le fils du général dans son émission Radioscopie. Ce qui était alors ressorti, c’est que Philippe de Gaulle avait vécu les années qui ont suivi le départ de son père avec une fierté toujours accrue.

Alors que l’élection présidentielle de 1981 s’annonçait, la plupart des hommes politiques se réclamaient du Général de Gaulle, il était de bon ton de se prétendre ‘gaullien’, y compris pour ceux qui l’avaient affronté de son vivant, comme François Mitterrand.

« Je ne peux qu’en être flatté » avait alors dit Philippe de Gaulle à Philippe Chancel.

Par une sorte d’osmose, les compliments émis à propos du père étaient ressentis avec bonheur par le fils.

En ce début des années 80, il s’était écoulé un peu plus d’une dizaine d’années depuis le référendum sur la régionalisation que le peuple français avait rejeté et qui avait amené le président de la république à donner sa démission.

À l’évocation de cette cassure, Philippe de Gaulle prenait clairement position pour le patriarche face à ce peuple qui l’avait rejeté :

« Je pense que les Français ne se sont pas grandis à ce moment là. Je pense qu’ils l’ont regretté aussi. »

Portrait craché de son père, l’amiral de Gaulle en a l’allure, le maintien, certains tics et expressions mais aussi une certaine classe qui ne s’invente pas.

Dans l’émission Radioscopie, au moment où l’on s’y attendait le moins, Chancel a osé une bien étrange question :

- Cela vous plaît, Amiral Philippe de Gaulle, de ressembler à votre père, déjà physiquement ? Je ne sais pas quels sont les qualités ou les défauts que vous avez hérités.

Le fils prodige avait pourtant tourné autour de la question, escamotant l’aspect physique pour se concentrer sur les traits de caractère :

- Moi non plus… Mais on peut en deviner quelques uns.
- Quelles sont les qualités que vous souhaiteriez avoir hérité de lui et inversement ? avait tout de même hasardé Chancel.
- J’aimerais peut-être avoir moins de respect humain, moins de réserve et moins de timidité qu’il n’en avait et que je n’en ai. Ce sont des qualités qui lui étaient propres et donc j’ai hérité.

Il demeure que physiquement, Philippe ressemble tant à son paternel que c’en serait presque gênant.

Michel Tauriac, celui qui a recueilli ses souvenirs pour le livre De Gaulle, mon père, paru en 2003, a d’ailleurs écrit ceci dans l’avant-propos du premier tome :

‘Il y a des gestes qui ne trompent pas. Par exemple, cette chute des bras pesants d’exaspération devant l’inconséquence. Et ces intonations qui caressent la mémoire comme un air d’autrefois rattrape un souvenir envolé. Pourrait-on le prendre pour un autre ? De toute façon, la taille est là pour imposer la comparaisoon et les traits taillés dans le même monolithe par un ciseau peu soucieux de séduire. Sans compter ce drôle de caractère… Pas de doute : la copie est certifiée conforme.
Aussi quand vous lui demandez de parler de son père, ne vous étonnez pas d’entendre son père vous parler’.

À défaut de s’illustrer outre mesure au niveau politique - Philippe de Gaulle est devenu sénateur UMP en 1986 - le fils sera probablement retenu par l’Histoire pour avoir sauvegardé et publié certains écrits de son père.

Durant les années 70, Philippe de Gaulle a démarré un travail de sauvegarde du patrimoine. Ayant retrouvé la correspondance du général datant de la première guerre mondiale, il l’a fait publier sous le titre Les lettres, notes et carnets.

Puis, au début des années 2000, il a sauté le pas et a voulu aller plus loin en apportant sa version des faits, une autre façon de dire : la Vérité avec un grand V.

Qu’est ce qui a pu motiver ce fils à passer à l’acte alors que l’on pourrait penser que tout, ou presque avait déjà été dit sur le Général ? ‘La colère’, raconte Michel Tauriac, qui explique qu’il l’a longtemps sollicité en vain :

‘C’est elle [la colère] qui en fin de compte l’a décidé à répondre à ma curiosité. La colère devant tous ces faits et toutes ces paroles inventées ou déformées par l’imagination, la partialité ou la haine.’

En novembre 2003, Thierry Ardisson amènera l’amiral à confirmer la chose :

- 2 000 livres ont écrits sur votre père. Vous êtes le dernier témoin privilégié vivant. Vous dites : ‘après moi, on n’écrira que du roman’. Vous êtes le dernier à pouvoir certifier ce qui s’écrit...
- Puisque ma sœur, aussi discrète que ma mère, garde le silence. Il n’y a donc plus qu’un seul témoin. Le moment est venu pour moi de témoigner. Après, on écrira ce qu’on voudra. Au moins aura-t-on le plus d’éléments possibles et en tout cas plus que ce l’on en a maintenant, à en juger par ce qu’on écrit parfois en fait d’affabulations ou d’interprétations abusives.

De Gaulle, mon père est un livre d’entretiens avec le journaliste Michel Tauriac réparti sur deux tomes volumineux - le premier tome s’étend sur 556 pages et couvre les souvenirs jusqu’en 1958. Tout aussi épais, le second relate les années passées à la présidence de la république, la démission suivie de sa rapide disparition.

Philippe, le fils modèle, rétablit sa part de vérité avec vaillance. Dans cette mission de rétablissement des faits, on sent le fils souvent hors de lui tandis que Tauriac égrène les mensonges que d’autres ont répandu, tel un fumier nauséabond sur le sillage du grand homme. D’asséner sa version des faits face à ces inventions méprisables, ces calomnies, ces railleries s’apparente à une œuvre d’exorcisme.

D’ailleurs, s’étonne Tauriac, pourquoi l’intéressé n’a-t-il pas cherché à donner sa version des faits de son vivant ? Car il n’avait que mépris pour ces raconteurs, persifleurs et traficoteurs et le grand Charles n’allait pas s’abaisser à jouer sur leur terrain.

De Gaulle, mon père¸ même si la lecture est passionnante, s’apparente à une hagiographie. Les compliments abondent : ‘attention pour les siens’, ‘capable d’une très grande courtoisie’, ‘présence inégalée’. Tout comme les louanges quant à son respect des autres : ‘il aimait les gens de conviction même s’ils étaient opposés à ses idées et il ne fondait son jugement sur aucun critère de race ou de religion. On pouvait l’informer qu’Untel était noir, jaune, athée, juif ou franc-maçon, cela lui était totalement indifférent.’

Le Général avait-il tout de même fait quelque défaut ? Philippe concède que « la provocation était son côté déplaisant. »

Philippe de Gaulle s’attarde à fracasser bien des idées reçues. À ceux qui entretiennent l’image d’un général supervisant les opérations tranquillement depuis Londres tandis que les résistants faisaient le sale boulot, il rappelle que le général a acquis ses galons lors de la première guerre mondiale, affrontant les forces ennemies dans des conditions épiques, au péril de la vie, ne survivant que blessé et presque par miracle. Qui plus est, insiste le fils admiratif, Charles de Gaulle a effectué un grand nombre d’évasions spectaculaires - même s’il a à chaque fois été repris. Or, raconte Philippe, comme pour apporter une autre pièce au panégyrique, de Gaulle n’avait pas jugé utile d’en faire lui-même le récit.

Ces blessures de guerre, Philippe les a vues de ses yeux, ce qui relève de l’exploit car le Général était à tout moment, même en famille, en tenue impeccable :

« À Colombey, dans le jardin, nous ne l’avons jamais aperçu en pull-over et sans cravate. Même lorsqu’il se promenait en forêt, il était toujours en costume et en cravate. »

Pourtant, Philippe a pu l’apercevoir un jour et une seule fois, en maillot de bain. Le Général évitait cette tenue, d’autant plus que selon ses dires, il savait nager : ‘comme un fer à repasser.’ Toujours est-il qu’en ce moment aussi rare qu’une éclipse de soleil, Philippe a pu apercevoir la marque horizontale sous le genou opérée par une balle, et une autre verticale, de la longueur d’un droit, sur la cuisse gauche, due à un coup de baïonnette - il s’en serait fallu de peu qu’elle le rende infirme ou le fasse mourir par hémorragie.

Si l’on en croit l’analyse de Philippe, en 1940, ce même Charles de Gaulle serait parvenu à bouter les allemands hors de France s’il avait été mieux secondé sur ses arrières et si les Anglais lui porté renfort plus tôt.

« Encore aujourd’hui, beaucoup n’imaginent pas qu’il fut sur le terrain un soldat parmi les meilleurs, tant en 14-18 qu’en 39-40, » plaide Philippe de Gaulle.

Pour mieux appuyer certains de ses dires, Philippe de Gaulle a fait reproduire des documents précieux comme l’original certifié de l’Appel du 18 juin encore empreint de ratures, le fameux appel à la résistance que le général a lancé un jour après que le gouvernement de Pétain, réfugié à Bordeaux ait sollicité l’armistice.

Âgé de 18 ans au moment des faits, Philippe de Gaulle s’était retrouvé à Londres en compagnie de son père. Il relate combien tous deux ont souffert du mépris que les britanniques manifestaient alors à l’égard de ces Français qui avaient abdiqué.

Avec un père ayant commandé l’armée française, Philippe, pouvait difficilement faire autrement qu’aller rejoindre les Forces Françaises Libres, et en première ligne, qu’on se le dise :

« J’avais dix-huit ans et je voulais aller me battre. »

En le voyant partir pour le front, De Gaulle ne lui a dit que ces mots :

« Fais ce que dois et advienne que pourra. »

Cette attitude n’était pourtant que façade car Philippe révèle aussi qu’il a écrit à sa mère : « Dis à Philippe de ne pas faire le malin. »

Dans ses propres mémoires, de Gaulle s’est bien gardé de mettre en avant combien son propre fils a lui-même participé vaillamment au débarquement allié. Il n’était pas question de mettre en avant les actes d’un membre de sa famille. Comme d’autres, son fils n’a fait que son devoir.

S’il peut bien comprendre que son père n’ait pas souhaité faire état des prouesses filiales, l’occasion est trop belle pour ne pas évoquer ce qu’il a enduré :

« Qui sait les dizaines de milliers de kilomètres que j’ai dû parcourir de jour ou de nuit au-dessus de territoires souvent occupés par l’ennemi pour rallier les Français les uns après les autres ? Et qui saura jamais tous les combats que nous avons âprement menés avec un petit nombre de volontaires ? »

Respect, amiral.

Les révélations se succèdent. Ce qui en fait la qualité, c’est que le fils a vécu ces moments ‘de l’intérieur’, dans le privé et qu’à ce titre, il demeure un témoin privilégié des actes et des humeurs du général. Parfois, le récit a un indéniable goût d’authenticité, de faits saisis sur le vif. Pourtant, quelle est la part de vérité dans ce discours que la mémoire a pu embellir et quelle est la part de subjectif ? Il est difficile de le dire. Ainsi, selon Philippe de Gaulle, « Vive le Québec libre » n’aurait pas été un coup de tête, mais un acte mûrement prémédité. Durant de nombreuses années, il aurait entendu De Gaulle s’appesantir sur la question :

« Comment pourrais-je être utile aux Québécois ? C’est moralement que je peux les conforter mais de quelle manière ? »

S’il existe un moment fort dans cette histoire, c’est celui où nous découvrons que le fils a pu influencer le destin de son père, et par conséquent, celui de la France. Il a été aidé en cela par son beau-frère, Jacques Vendroux, le frère d’Yvonne (l’épouse du Général).

La scène s’est produite en 1958. Le 13 mai, la République a bien failli succomber sous les affres d’un coup d’état militaire s’opposant à l’indépendance de l’Algérie. Résigné, le président René Coty a appelé aux commandes celui qu’il appelle « le plus illustre des Français », et ce, quand bien même il le trouve un peu trop hautain.

Suite à la crise en Algérie, la France est devenue ingouvernable et de tous côtés, on a appelé De Gaulle à revenir à ce pouvoir dont il s’est écarté depuis douze ans. À Colombey, Philippe a pu assister aux atermoiements du Général.

« C’est une situation inextricable dont je ne suis pas responsable. Ils s’y sont mis, qu’ils s’en débrouillent, » protestait De Gaulle qui semblait avoir pris goût à sa retraite campagnarde.

La mère de Philippe, Yvonne, était elle-même hostile à un retour aux affaires.

« Après tout, ce sont eux qui ont créé ces problèmes. Ce n’est pas vous. Ils vont ont laissé tomber en 1946, vous ne leur devez rien ! »

À l’origine, Philippe de Gaulle et Jacques Vendroux partageaient cet avis. Pourtant, ils ont peu à peu évolué :

« Nous comprenons alors que les événements sont tels qu’ils ont rattrapé mon père ».

Alors, un soir, après s’être concertés, ils apostrophent le vieil homme :

« Nous lui lâchons : ‘Vous avez peut-être raison mais vous ne pouvez plus demeurer sans rien faire, parce que vous apparaissez comme le recours et le seul. Si vous ne répondez pas à leur attente, les Français ne vous le pardonneront pas. Historiquement, vous ne pouvez pas refuser.’ Nous n’intervenons pas de gaieté de cœur. »

Philippe de Gaulle raconte que le Général a passé deux ou trois jours dans un silence plus ou moins profond, tourmenté. Il a toutefois réagi dès lors qu’il a appris que des rebelles s’en étaient pris à des soldats français :

« Ce jour là, mon père est scandalisé. Il vient d’apprendre la nouvelle par le journal télévisé. Il se lève brusquement et, bousculant la table où il faisait sa réussite quotidienne, s’écrie : ‘Alors, comme ça, on zigouille impunément nos soldats ? »

Dès le 15 mai 1958, De Gaulle se déclare prêt à assumer les pouvoirs de la République et Yvonne dira alors :

« Dans quoi allez-vous vous fourrer une nouvelle fois ? »

Thierry Ardisson a reçu Philippe de Gaulle, à deux reprises. La première fois, c’était en novembre 2003, pour évoquer la toute première édition de De Gaulle, mon père. Ce jour là, Ardisson, dont le cœur penche politiquement pour un ‘royalisme constitutionnel’ n’en a pas moins paru impressionné par l’amiral alors déjà âgé de 81 ans. Ardisson s’est autorisé quelques questions audacieuses comme de savoir s’il recevait des baffes lorsqu’il était petit. Philippe a concédé que cela a pu arriver tout en estimant qu’il fallait en passer par là pour remettre le petit dans le droit chemin. Toutefois, cela venait avant tout de sa mère car le père avait une ‘autorité naturelle’. Papa is the best !

De retour dans une émission d’Ardisson le 6 mars 2004, sur le plateau de Happy Hour (Canal Plus), le fils du général est guilleret, à son aise, sans ostentation aucune. Au moment de cette nouveau passage à la télévision, le premier livre qu’il a consacré à son père a connu un succès phénoménal - 500 000 exemplaires vendus de la première édition.

Ce jour là, l’homme est venu sur Canal Plus pour évoquer le deuxième tome. Cette fois, Ardisson s’autorise quelques saillies irrévérencieuses - que Philippe de Gaulle ne remarque guère - mais n’en demeure pas moins sous le charme. Même le bouffon de service, Baffie, semble quelque peu sur sa réserve. La stature de ce rejeton du président en impose, qu’on le veuille ou non.

Le deuxième livre de souvenirs de Philippe de Gaulle amène à découvrir bien des faits intimes et donc inattendus quant à cet homme qui est demeuré intense dans le cœur des Français - encore aujourd’hui, il semble de bon ton de s’y référer. Philippe nous fait découvrir que son père n’aimait pas l’Elysée, qu’il trouvait ce lieu étriqué, regrettait qu’il n’y ait pas de vue, alors que lui-même aimait porter le regard au loin. De Gaulle aurait songé à s’installer au Château de Vincennes, ce qui l’a fait reculer, c’est que les travaux d’aménagement auraient été trop coûteux.

Bien des anecdotes savoureuses sont contées au passage. Lorsque Charles de Gaulle reçoit Konrad Adenauer le 14 septembre 1958, dans sa résidence de la Boisserie à Colombey-les-deux-Eglises, afin de célébrer la réconciliation franco-allemande, deux des employées de maison refusent de servir le chancelier venu de Germanie.

On retrouve aussi avec moult plaisir dans les souvenirs de l’amiral quelques unes des formules dont De Gaulle avait le secret : ‘la Russie boira le communisme comme le buvard boit l’encre.’

Sur la demande de Thierry Ardisson, Philippe de Gaulle confirme par ailleurs la véracité des déclarations suivantes :

‘Mon seul rival, c’est Tintin’

‘Comment voulez-vous gouverner un pays où il y a 280 variétés de fromages ?’

‘François Mitterrand a tout pour être un excellent comédien’

« Il disait même qu’il avait beaucoup de talent, que c’était un prince de la parole, de l’illusion, » confirme l’amiral.

En revanche, le général n’aurait jamais eu cette déclaration qui semblait contradictoire avec sa fonction : ‘On ne devrait pas accepter de responsabilité suprême au-dela de 60 ans’. De même, il n’aurait jamais dit ‘l’intendance suivra’ :

« Il n’a jamais dit cela, au contraire pour lui, l’intendance précédait toujours. »

Ce qui est plus curieux, c’est que Philippe de Gaulle s’appesantit aussi sur des événements auxquels il n’a pas directement participé comme l’attentat du Petit-Clamart, le 22 août 1962. Ce jour là, vers 19 heures 30, la DS 19 dans laquelle étaient installés Charles de Gaulles et son épouse Yvonne et leur gendre Alain de Boissieu, fait l’objet de cent cinquante tirs de la part d’un commando de nostalgiques de l’Algérie française - seule une vingtaine de balles vont toucher le véhicule. Le président de la république s’extrait du véhicule et lance :

- Cette fois, c’était tangent…

Il se ravise alors et ajoute :

- Ils ont tiré comme des cochons.

Yvonne, pour sa part, demeure pragmatique et lâche :

« J’espère que les poulets n’ont rien. »

Les deux policiers présents sur place, se regardent, sans savoir comment ils doivent interpréter cette marque de considération inhabituelle. Comme le confirme alors Philippe de Gaulle, en réalité, Yvonne faisait référence aux poulets placés dans le coffre, en prévision d’un déjeuner avec George Pompidou à Colombey.

Philippe de Gaulle décrit aussi un Charles spartiate, qui récuse le gaspillage - il éteignait les lumières dès lors qu’il sortait d’une pièce. C’était aussi un haut responsable de l’État qui tenait à tout payer lui-même et ne souhaitait pas se sentir redevable, avec au passage un souci du bien-être de ce peuple qu’il gouvernait. S’il était invité dans un hôtel, De Gaulle demandait à connaître le montant de la facture. Il rétribuait alors une somme équivalente au petit personnel.

Tel père, tel fils. Ardisson dévoile alors une confidence que lui a fait Michel Tauriac, celui qui a conduit les entretiens. L’écrivain a un jour cassé son PC. Aussitôt, Philippe de Gaulle lui a fait un chèque, afin qu’il puisse se racheter le même ordinateur. Dès lors qu’Ardisson évoque ce fait, l’amiral fait preuve d’une réserve qui rappelle indéniablement papa.

- Mais pourquoi vous a-t-il dit cela ? De toutes façons, il ne l’a pas accepté, ce chèque.

Et oui… Le service de la France se doit d’être discret et sans forfanterie. Durant la même émission, nous apprenons que Philippe de Gaulle a proposé à Michel Tauriac de partager les droits d’auteur du livre à 50 - 50.

« Ce n’est pas tout à fait cela, mais c’en est proche » se contente d’indiquer l’amiral.

La vision que conserve Philippe de Gaulle de l’homme qui a gouverné la France durant douze ans apparaît tout de même idyllique. L’amiral affirme que Charles de Gaulle aurait été ‘dreyfusard comme son père’ et qu’il disait des juifs qu’ils étaient ‘la population la plus intelligente de la Terre.’ Il évoque également un peuple français qui aurait protégé les juifs durant la 2ème guerre mondiale, ce qui peut paraître un brin enjolivé.

N’allons pourtant pas croire que le fils aurait toujours fait preuve d’indulgence envers ce paternel adulé. Ainsi, en 1968, avec l’appui de sa mère, il s’est autorisé à lui dire :

- Papa, il faut bien vous rendre compte que votre règne est fini.

Charles de Gaulle a alors répondu par cette phrase touchante :

- Ne me décourage pas.

Pour l’essentiel, Philippe de Gaulle, a voué une part de son existence à faire perdurer le lustre de son père, à en exalter le souvenir, à magnifier la légende. Qu’on se le dise : papa était un dieu.

À tout prendre, tant qu’à être le rejeton d’un personnage célèbre, entretenir le culte ne serait-il pas une voie salutaire ? Comment ne pas ressentir une certaine fierté d’avoir une telle lignée ? Pour sa part, Philippe de Gaulle en a pris son parti. Il ne passe pas un jour disait-il à Chancel, sans qu’il n’entende évoquer le nom de son père. Entretenir la flamme est une activité naturelle que nous retrouverons chez maints enfants évoqués dans ces pages, comme Caroline Kennedy ou Mazarine Pingeot .

Dans l’ensemble, et quand bien même on pourrait estimer qu’il bonifie parfois le souvenir, Philippe de Gaulle se sort élégamment de l’acte, d’autant qu’il peut entretenir le sentiment de contribuer à un travail essentiel de sauvegarde du nom de Gaulle :

« Dans l’histoire de France, ce nom est presque au même niveau de notoriété que celui de Louis XIV ou de Napoléon. »

(...)

Valéry Giscard d'Estaing

mai 1974

Vous n'avez pas le monopole du cœur

Le 10 mai 1974, un débat s'engage entre Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand, tous deux candidats à la Présidence de la République. En abordant le sujet de la répartition de la croissance, Mitterrand déclare :

" C'est une affaire de cœur et non pas seulement d'intelligence. "

Giscard d'Estaing réplique alors :

" Tout d'abord, je trouve toujours choquant et blessant de s'arroger le monopole du cœur. Vous n'avez pas Monsieur Mitterrand le monopole du cœur ! Vous ne l'avez pas… ".

Plusieurs observateurs politiques ont jugé que cette intervention lui aurait alors permis de gagner l'élection.

printemps 2005

C'est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit: je le dis d'autant plus aisément que c'est moi qui l'ai rédigé.

L'ancien Président de la République évoquait le texte de la Constitution Européenne. Ce texte a par la suite été soumis au vote des Français, qui l'ont rejeté en mai 2005.

François Mitterrand - (1916 - 1996)

1945

Ainsi s'amorça une incompatibilité d'humeur qui dure encore

François Mitterrand (1916 - 1996)

Dans son livre Ma part de vérité (1986), François Mitterrand relate sa première rencontre avec Charles de Gaulle dans la ville " Les Glycines " à Alger et celle-ci est houleuse.

De Gaulle lui reproche notamment de faire partie d'un réseau d'anciens prisonniers et dit :

" Pourquoi un mouvement de prisonniers de guerre ? Pendant qu'on y est, on pourrait aussi faire des mouvements de résistances de Bretons, d'épiciers ou de charcutiers, hein ? ".

D'où la réflexion de Mitterrand.

1978

Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré, elle gagnera bientôt la surface de la terre.

L'homme qui a été Président de la République de 1981 à 1995 avait énoncé cette pensée dans son livre L'abeille et l'architecte paru en 1978 qui comporte des chroniques écrites par Mitterrand de 1975 à 1978.

mai 1981

Vous avez tendance à reprendre le refrain d'il y a sept ans : l'homme du passé. C'est quand même ennuyeux que, dans l'intervalle, vous soyez devenu, vous, l'homme du passif

Le 5 mai 1981, Valéry Giscard d'Estaing se retrouve face à François Mitterrand lors du débat opposant les deux candidats demeurés en lice après le premier tour de la présidentielle.

Après sept années de gouvernance, Giscard d'Estaing se retrouve fragilisé, son ancien premier ministre Jacques Chirac ne lui ayant apporté qu'un soutien timide après des mois de critique ouverte - et comme il le confiera plus tard dans ses mémoires, Giscard sait qu'il a été trahi par le parti RPR de Chirac qui dans ses officines, ne recommande pas de voter pour lui.

À la différence du débat de 1974, Mitterrand semble l'emporter et il ne manque d'ailleurs pas de citer les réflexions désobligeantes de Chirac à l'égard du septennat écoulé. À un moment, Giscard tente de mettre Mitterrand sur la défensive en l'interrogeant sur le cours du mark.

Mitterrand s'en offusque :

"Je n'aime pas beaucoup ces manières, je ne suis pas votre élève et vous n'êtes pas le président de la République ici, vous êtes simplement mon contradicteur ".

Puis, il lui donne le cours du mark, montrant qu'il est à la hauteur de la fonction. Il sera élu le dimanche suivant.

avril 1988

Vous avez tout à fait raison, Monsieur le Premier Ministre

Le 28 avril 1988, un débat a lieu entre les deux candidats à l'élection présidentielle demeurant en lice après le premier tour : François Mitterrand et Jacques Chirac. Ils sortent de deux années de cohabitation conflictuelle. Chirac tente de poser les règles du jeu :

" Permettez-moi juste de vous dire que ce soir je ne suis pas le Premier ministre et vous n'êtes pas le président de la République, nous sommes deux candidats, à égalité, qui se soumettent au jugement des Français, le seul qui compte. Vous me permettrez donc de vous appeler Monsieur Mitterrand ! "

Le regard rusé, Mitterrand rétorque :

" Mais vous avez tout à fait raison Monsieur le Premier ministre ! "

octobre 1991

Gouverner, ce n'est pas plaire


Le 22 octobre 1991, l'homme qui dirige la France depuis une dizaine d'années, rappelle sur France Inter que sa fonction l'amène parfois à prendre des décisions impopulaires.

décembre 1994

Je crois aux forces de l'esprit et je ne vous quitterai pas

Le 31 décembre 1994, Mitterrand adresse pour une dernière fois ses vœux à la nation française en tant que Président de la République son deuxième septennat arrive à terme. Il déclare alors

" L'an prochain, ce sera mon successeur qui vous exprimera ses vœux. Là où je serai, je l'écouterai le cœur plein de reconnaissance pour le peuple français qui m'aura si longtemps confié son destin et plein d'espoir en vous. Je crois aux forces de l'esprit et je ne vous quitterai pas. "

Savait-il alors qu'il n'avait plus qu'une année à vivre ?

Jacques Chirac

mars 1986

Soyez gentil de me laisser parler et de cesser d'intervenir incessamment un peu comme le roquet.

Peu avant les élections législatives du 20 mars 1986, un débat a lieu entre Jacques Chirac, qui dirige les forces de droite et le Premier Ministre Laurent Fabius, du Parti Socialiste. Comme ce dernier lui coupe la parole, Chirac s'énerve…

- Ce n'est certainement pas vous, Monsieur Fabius, qui allez me déstabiliser, vous l'imaginez bien.
- Ne vous énervez pas, ne vous énervez pas, répond Fabius.
- J'ai de ce point de vue autant d'expérience que vous.
- Je reconnais que vous avez plus d'expérience que moi.
- Soyez gentil de me laisser parler et de cesser d'intervenir incessamment un peu comme le roquet.
- Ecoutez, s'insurge Fabius, vous parlez au Premier Ministre de la France !

mai 1986

Le ministre de la Marine ne sait pas forcément nager

Lorsqu'il a formé le premier gouvernement de cohabitation sous la présidence de François Mitterrand, le premier ministre Jacques Chirac nomme Albin Chalandon au Ministère de la Justice. Lorsque les proches de Chirac lui ont fait remarquer que Chaladon n'y connaissait rien aux affaires juridiques, il a eu cette pragmatique réponse.

avril 1995

La technique qui consiste à isoler du contexte de l'époque des phrases prononcées il y a quinze ou vingt ans n'est pas honnête.

Alors qu'il est candidat à l'élection présidentielle, Jacques Chirac s'emporte contre ce qu'il considère comme la perfidie d'un journaliste de L'Événement du Jeudi (numéro publié le 13 Avril 1995).

décembre 1996

La souris, qu'est ce que c'est ?

Le 17 décembre 1996, lors de l'inauguration d'une des salles de la nouvelle Bibliothèque Nationale de France, Jacques Chirac trahit sa méconnaissance de l'informatique lorsqu'on lui demande, devant un ordinateur, d'empoigner la souris. Il se tourne alors vers son Ministre de la Culture Jacques Toubon pour lui demander de quoi il s'agit. Dès lors, les Guignols de l'Info vont régulièrement parodier cette ignorance du monde Internet en faisant dire à la marionnette de Chirac lorsqu'elle manipule un ordinateur : " le mulot ".

juillet 1998

Il incarne le Français dans ce qu'il a de meilleur : sérieux, déterminé, humain, proche des gens, comprenant les autres et tolérant mais ferme.

Le 14 juillet 1998, Jacques Chirac rend hommage à Aimé Jacquet, le capitaine de l'équipe de France de football, qui vient de remporter la Coupe du Monde de Football 1998.

septembre 2002

Nous sommes la première génération consciente des menaces qui pèsent sur la planète. La première. Et nous sommes aussi probablement la dernière génération en mesure d'empêcher l'irréversible.

Le 2 septembre 2002, Jacques Chirac qui est alors Président de la République française, s'exprime au Sommet Mondial sur le Développement Durable à Johannesbourg.

Nicolas Sarkozy

avril 2005

Je ne suis candidat à rien

Le 24 avril 2005, Nicolas Sarkozy, alors président de l'UMP est interviewé sur RTL et il lui est demandé si, en cas de victoire du " Non " au référendum européen, il serait prêt à devenir le Premier Ministre de Jacques Chirac. Il répond alors : " je ne suis candidat à rien ".

février 2007

Comment se fait-il que depuis des années qu'on a les 35 heures, pas un seul pays au monde ne nous a imité ? Alors soit on est des génies, soit ce n'est pas sûr qu'on ait raison.

Le 5 février 2007, alors que la campagne présidentielle bat son plein, le candidat Sarkozy participe à l'émission J'ai une question à vous poser sur TF1 et met en avant, avec son style bien à lui, l'un de ses chevaux de bataille favoris.

mai 2007

Pour être Président de la République, il faut être calme.

Lors du débat de l'entre deux tours de l'élection présidentielle de 2007, le 2 mai 2007. Nicolas Sarkozy est confronté à Ségolène Royal. Lorsqu'il évoque la scolarisation des enfants handicapés, Royal s'emporte et Sarkozy choisit de répondre en mettant l'accent sur la forme :

" Pour être Président de la République, il faut être calme. (…) Je ne sais pas pourquoi Madame Royal, d'habitude calme, a perdu ses nerfs. "

Depuis octobre 2013, le livre 'Anecdotes Historiques pour mieux comprendre l'Histoire' est également disponible en version numérique.

 


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